Roumanoff, la tornade rouge

En rouge et noir, dans un décor pavoisé de cœurs stylisés, Anne Roumanoff entre en scène comme dans l'arène. Pour l'accueillir, la salle de l'Alhambra, pleine à craquer et tout acquise, avait déjà lancé les applaudissements.   Prête pour un nouveau one-woman-show d'une heure trente, tout en rythme et en rires...   Après quelques amuse-bouches, la « tornade rouge » déroule sa galerie de personnages. Une femme qui tente tout pour sauver sa vie sexuelle après trente-cinq ans de mariage, y compris le film porno : « Ça m'a désespérée. Quand on voit ce qui existe et quand on voit ce qu'on a... » Celle qui a attrapé la phobie administrative après des heures cauchemardesques pour faire renouveler ses papiers... Une bouchère, terriblement inquiète de la crise grecque et de l'état de ses petites économies... Un goûter d'enfants, occasion d'une hilarante mise en lumière des travers des parents d'élèves... Anne Roumanoff excelle dans l'exercice, surtout quand elle s'intéresse au plus près à ces « Français ordinaires ». Chaque réplique fait mouche, chaque mimique déclenche des rires, crescendo.   Pour conclure, l'humoriste offre une fable politique fort bien écrite, « le Coq, le Pigeon et la Brebis ». A l'écouter, on se dit que si les mots, les maux et le show de Roumanoff sont de notre époque, il y a bien un peu de La Fontaine dans cette femme-là.   Par C.L. – Le Parisien : http://www.leparisien.fr/espace-premium/culture-loisirs/roumanoff-la-tornade-rouge-01-08-2015-4983283.php
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